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Aventure
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Syberia : The World Before

Éditeur: 
Microids Paris / Benoît Sokal
Plateformes: 
PC (consoles à venir)
Prix: 
À partir de 40 €
À partir de 12 ans
Notre avis : 

Ce quatrième opus nous entraîne dans une double aventure parallèle : celle de Dana Roze, pianiste hors pair mais menacée par la montée du fascisme de l’Ombre Brune en 1937 et celle de Kate Walker, un an après son arrestation (Syberia 3) et son enfermement dans une mine de sel. À la suite d’un éboulement, Kate  va découvrir un portrait de Dana et décide de partir à sa recherche dans la petite ville de Vaghen en Europe de l’Est. Ce dernier épisode de la saga lancée en 2002 par Benoît Sokal est un véritable chant du cygne, certainement le jeu le plus beau et la narration la plus aboutie de la série. Le joueur est plongé dans un univers steampunk alternatif, basé sur les événements des années 1930 tout en étant marqué de mystère et d’une certaine magie. Visuellement, le jeu est époustouflant par les détails graphiques de l’auteur de BD, le tout bercé par la composition musicale d’Inon Zur qui nous plonge dans une ambiance emprunte de poésie et de nostalgie. Et le gameplay n’est pas en reste puisque le jeu se parcourt agréablement, entre séquences de dialogues, déplacements simplifiés et résolutions d’énigmes en tout genre. Le jeu est aussi beaucoup plus fluide et agréable à parcourir que son prédécesseur, marqué par de nombreux défauts d’affichage et de manipulation. Malgré la disparition de son auteur, Syberia : The World Before reste fidèle à ses origines, porté par la force de son héroïne, comme on en voit encore trop peu, et son univers enchanteur propice à l’aventure.

Par Nicolas Perisse (publié dans La Revue des livres pour enfants, n°326)