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Conférences du CNLJ - Genres littéraires

La bande dialoguée : une histoire des dialogues de bande dessinée, 1830-1960

Conférence en ligne de Benoît Glaude (FNRS, Université catholique de Louvain) - 25 septembre 2020

La bulle paraît emblématique de la bande dessinée. Pourtant, depuis près de deux siècles, ses auteurs expérimentent toutes sortes de procédés pour rapporter les répliques de leurs personnages. À quoi voit-on que Blake et Mortimer ou Spirou et Fantasio dialoguent ? La dimension visuelle du média suffit souvent à repérer une interaction verbale, et le dialogue caractérise aussi bien la bande dessinée muette que les histoires en images légendées. À travers l’analyse de la voix et des corps en interactions, Benoît Glaude propose une relecture de l’histoire de la bande dessinée.

Le jeu vidéo raconte-t-il des histoires ?

par Vincent Berry, enseignant-chercheur à l'université Paris 13

(conférence du 18 novembre 2016)

Apparu dans les années 1960 sur des campus universitaires américains, le jeu vidéo est devenu, en l'espace de 50 ans, l'une des plus importantes industries culturelles du monde. Son histoire est aujourd'hui bien connue. Nombre d'ouvrages y sont consacrés, présentant l'évolution des machines, retraçant l'apparition des titres « cultes » et célébrant les figures héroïques de ses inventeurs. A y regarder de près, le jeu vidéo s'inscrit cependant dans une histoire bien plus ancienne : celle du jeu, du jouet et de la littérature. En effet, si le jeu vidéo est souvent pensé dans une radicale nouveauté, une mise en perspective avec d'autres objets permet de voir que les jeux vidéo sont porteurs de structures, d'expériences et de significations plus anciennes. De Barbie à Lara Croft, de Oui-Oui à Adibou, de Popeye à Mario, des maisons de poupées.

(1ère partie) 

(2è partie) 

 

La matière à l'oeuvre en littérature de jeunesse

par Anne Chassagnol, maître de conférences au département d'Etudes des Pays Anglophones de l'Université Paris 8.

(conférence du 13 mars 2015)

L'histoire de la littérature de jeunesse, au-delà de la dichotomie texte-image, peut être explorée sous l'angle de la matière. Par matière, on entend aussi bien le choix du grammage, les mécanismes, les volvelles et les rabats que les feuilles de rhodoïdes ou les pliages. Quelle place faut-il donc accorder à la matérialité? Que faire de cette littérature qui demande à ses lecteurs de faire et défaire plutôt que de lire ? Cette présentation sera composée d'un volet historique avant de se focaliser sur des études de cas plus contemporains.

(1ère partie) 

(2è partie) 

Panorama de la tradition féerique britannique : innovations et réinventions

par Anne Chassagnol, maître de conférences, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis

L’iconographie féerique est-elle la même d’un pays à l’autre, d’une culture à l’autre ? La fée française a-t-elle les mêmes pouvoirs, les mêmes atouts que son homologue britannique ? Comment expliquer ces différences ?
En reprennant les grandes lignes de l’histoire de la féerie britannique à travers William Shakespeare, Edmund Spenser, ou William Blake, on comprend comment les fées ont pu finalement s’imposer et se réinventer au XIXe siècle dans un grand nombre de territoires comme la littérature, le théâtre, l’opéra, la peinture, le ballet, mais également la science, pour définir un folklore aussi caractéristique que prégnant. La question de l'influence des fées victoriennes sur la culture contemporaine de Philippe Pullman à Terry Pratchett, en passant par Diana Wynne Jones, Neil Gaiman, ou Eoin Colfer clôturait cette intervention.

 Conférence du 16 mars 2012. Attention, cette rencontre ayant été enregistrée "avec les moyens du bord", les conditions d'écoute ne seront pas forcément optimales. Toutes nos excuses pour ce désagrément.

1ère partie :  

2ème partie : 

 

Un siècle de romans scouts

par Laurent Déom, maître de conférences à l'université Charles de Gaulle - Lille 3
1913-2013 : le roman scout en français est plus que centenaire. C'est l'occasion de faire le point sur ce genre littéraire souvent mal connu : quels en sont les traits essentiels, les tendances majeures, les auteurs représentatifs et les œuvres archétypales, quelles vicissitudes a-t-il rencontrées depuis 1913, avec quelles constantes et quelles mutations ?

Conférence du 14 décembre 2012. Attention, cette rencontre ayant été enregistrée "avec les moyens du bord", les conditions d'écoute ne seront pas forcément optimales. Toutes nos excuses pour ce désagrément. 

D'Alice à Harry : la tradition de la fantasy anglaise et son influence sur le roman contemporain

par Virginie Douglas, professeur agrégé, Université de Rouen 

Après quelques rappels théoriques permettant de distinguer les notions de merveilleux, de fantastique et de science fiction et de repérer les caractéristiques de la fantasy, l’on verra comment les origines de la littérature britannique pour la jeunesse sont marquées par l’influence du conte, pour aboutir dès le XIXe siècle à l’épanouissement de cette catégorie typiquement anglaise qu’est la fantasy, avec des auteurs comme Lewis Carroll ou Walter Kingsley.

Conférence du 20 juin 2008. Attention, cette rencontre ayant été enregistrée "avec les moyens du bord", les conditions d'écoute ne seront pas forcément optimales. Toutes nos excuses pour ce désagrément.

1ère partie : 

2ème partie : 

 

L'album contemporain pour la jeunesse depuis les années 50

par Sophie Van der Linden, directrice de l'Institut international Charles Perrault 

L’album contemporain français montre une étonnante diversité, qu’il s’agisse des techniques, des styles, des modes narratifs ou des mises en pages. Au regard des productions émanant des autres pays, il semble que l’album français se singularise par sa créativité et sa singularité. Quels sont les grands moments de ses évolutions ? Quels en sont les acteurs, les livres phares ? En quoi ont-ils infléchi le développement de l’album ?
Un parcours, en quelques repères, des années 1950 à nos jours, tente de montrer les spécificités françaises de cette forme éditoriale.

Conférence du 27 avril 2007. Attention, cette rencontre ayant été enregistrée "avec les moyens du bord", les conditions d'écoute ne seront pas forcément optimales. Toutes nos excuses pour ce désagrément.  

La bande dessinée en albums : quand le livre façonne le 9e art

(Conférence de Sylvain Lesage - 4 octobre 2019)

Notre compréhension des textes dépend étroitement des supports sur lesquels nous les lisons. Médium visuel et art de l'espace, la bande dessinée pousse très loin l'interaction entre formes de publication, construction des récits et réceptions singulières. L'album s'est aujourd'hui imposé en France et en Belgique comme la forme dominante de publication de la bande dessinée. Il s'impose à partir des années 1950-1960 comme un standard éditorial, autour duquel se réorganise le marché de la bande dessinée et les pratiques de création. En passant de l'illustré à l'album, la bande dessinée change de statut et arrache un peu de la dignité dévolue au livre. Mais au-delà de cette légitimation par le livre, le changement de support affecte en profondeur les manières de créer, de transmettre et de lire la bande dessinée. L’évolution des formes de publication suscite une transformation des manières de raconter en images, une diversification des métiers, une affirmation professionnelle des travailleurs de l’encre, et un changement des regards portés sur les « petits miquets », qui font de ce basculement de l’illustré à l’album l’un des ingrédients majeurs de la révolution graphique franco-belge.

Sylvain Lesage est maître de conférences en histoire contemporaine à l’université de Lille. Il a soutenu en 2014 une thèse  intitulée "L’Effet codex : quand la bande dessinée gagne le livre. L’album de bande dessinée en France de 1950 à 1990". Sathèse est en cours de publication, en deux volumes distincts. Le premier, consacré à la structuration du marché de l'édition de la loi de 1949 sur les publications destinées à la jeunesse à la fin du "printemps des éditeurs" à la fin des années 1980, est paru aux Presses de l'ENSSIB en 2018. Le deuxième, centré sur les formes que prend le livre de bande dessinée et la poétique historique du support, paraîtra aux Presses universitaires François-Rabelais (PUFR) dans la collection "Iconotextes" en septembre 2019.

Adolescences et dystopies

(Conférence de Laurent Bazin, Université Paris-Saclay - 22 février 2019)

Si la fin du XXè siècle marquait pour la jeunesse une passion pour la fantasy dans la foulée du succès de Harry Potter, le XXIè a vu l’apparition d’une fascination plus grande encore pour les univers dystopiques (Hunger Games, Divergente, Labyrinthe….) devenus, et de très loin, le genre dominant dans les pratiques de consommation culturelle des adolescents et jeunes adultes. Quelles sont les œuvres les plus représentatives de cette vogue éditoriale ? Quels en sont les thèmes, préoccupations et enjeux principaux ? Comment ces best-sellers se redéployent-ils sous d’autres formes médiatiques (films, jeux vidéo, métavers) ? La dystopie pour jeunes publics est-elle une spécificité du Troisième Millénaire ou s’inscrit-elle dans une histoire ? Et surtout : comment interpréter son succès et que nous disent toutes ces fictions de l’imaginaire collectif des jeunes générations ?

Le graphiste et l'enfant : panorama international

par Loïc Boyer, graphiste, designer graphique, directeur de collection aux éditions Didier Jeunesse

(conférence du 22 mai 2015)

En France, au Japon, en Suisse, aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en Italie, partout où le secteur de l'édition pour la jeunesse s'est trouvé foisonnant et où il y a eu une production de design graphique conséquente, il y a eu des graphistes pour investir l'album. À travers l'approche biographique de quelques-uns d'entre eux, il s'est agi d'étudier les circonstances qui ont pu amener ces spécialistes de la typographie, de la presse, de la publicité, à œuvrer pour les enfants. Quelles furent leur empreinte, leur approche formelle et/ou éditoriale ? Ces deux activités ont-elles noué des relations spécifiques ? 

(1ère partie) 

(2è partie) 

 

Du Petit Prince à World of Warcraft : statut et fonction du livre dans les univers transmédiatiques pour la jeunesse

par Antoine Dauphragne, docteur en Sciences de l'éducation et chargé de recherches au sein du laboratoire Experice, Université Paris 13

(conférence du 22 février 2013)

La culture enfantine contemporaine est souvent caractérisée par sa dimension transmédiatique, c'est-à-dire par sa capacité à mobiliser différents supports médiatiques (films, dessins animés, romans, bandes dessinées, jeux et jouets, etc.) pour développer un même univers de fiction. À cet égard, des références aussi hétérogènes que Le Petit PrinceBabarTintinHarry PotterStar Wars ou World of Warcraft sont traversées par des dynamiques fictionnelles, commerciales et éditoriales communes. Quelle est la place du livre dans ces grands ensembles transmédiatiques ? Comment œuvres patrimoniales et univers de la culture de masse utilisent le livre et l'articulent à d'autres médias. 

(1ère partie) 

(2è partie) 

De Christophe à Hergé, la bande dessinée d'un support à l'autre

par Sylvain Lesage, chercheur-associé à la BnF ; doctorant au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines, Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ; ATER à l'Université François-Rabelais, Tours

Souvent évoquée, la spécificité « franco-belge » de la bande dessinée est généralement réduite à un ensemble de caractéristiques stylistiques et morales. Pourtant, cette identité « franco-belge » s'ancre également dans un rapport singulier aux supports de publication. La France et la région wallonne constituent en effet une aire géographique où le livre constitue précocement et massivement un support utilisé pour publier la bande dessinée. D'abord relais des œuvres à succès, il occupe peu à peu une place de premier plan dans les processus de création, dans le travail éditorial, ainsi que dans les consommations culturelles et les appropriations.

Tout en donnant quelques points de repères sur la genèse de cette singularité éditoriale, la conférence analyse les effets en termes de création et de réception, à travers deux séries de questions. En quoi le changement de support transforme-t-il le sens d'une œuvre ? En quoi la mutation des supports accélère-t-elle ou cristallise-t-elle une mutation du lectorat ?

1ère partie : 

2ème partie : 

 

L'abécédaire : du livre d'éducation à l'album récréatif, généalogie et poétique d'un genre fondateur

par Marie-Pierre Litaudon, Université de Rennes II

Premier livre de l’enfance, l’abécédaire l’est à plus d’un titre. D’une part parce qu’il est le plus ancien genre destiné à cet âge, mais aussi, parce que la tradition l’a consacré « livre des livres », clé du savoir écrit et premier principe d’éducation. Au cours des siècles l’abécédaire s’est transformé, tant dans son contenu que dans sa présentation, tant dans l’identité de ses destinataires que dans ses modalités d’usage, signes de l’évolution des visées éducatives.

 Conférence du 12 décembre 2008. Attention, cette rencontre ayant été enregistrée "avec les moyens du bord", les conditions d'écoute ne seront pas forcément optimales. Toutes nos excuses pour ce désagrément.

1ère partie :  

2ème partie : 

 

La robinsonnade pour la jeunesse, du XIXe siècle à nos jours : la question de la découverte de l'altérité

par Danielle Dubois-Marcoin, maître de conférences à l'Université d'Artois

Le texte source de Daniel Defoe, Robinson Crusoé, (1719) met en scène et interroge la rencontre du « civilisé », autrement dit l’homme occidental, et du « Naturel », dans le cadre de l’aventure en solitaire du naufragé sur une île déserte.
Cette rencontre peut être considérée comme un motif constitutif de la robinsonnade, un genre littéraire qui va se développer dès la fin du XVIIIe siècle au profit de la jeunesse.

 Conférence du 25 janvier 2008.  Attention, cette rencontre ayant été enregistrée "avec les moyens du bord", les conditions d'écoute ne seront pas forcément optimales. Toutes nos excuses pour ce désagrément.